Pays de Meaux - Communauté d'agglomération

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Histoire des communes du Pays de Meaux

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Barcy

Une tradition locale voudrait que Clovis ait donné ce village à sainte Geneviève, c'est ce qui explique la permanence dans ce village d'un culte voué à cette sainte jusque dans années 1950. La première véritable mention de Barcy remonte toutefois à 1005. Le village est l'une des « Filles du Chapitre » et se trouvait donc sous la juridiction directe des chanoines de la cathédrale de Meaux.

C'est l'évêque Berner qui avait donné au chapitre cathédrale de Meaux, la terre de Barcy en 1028, pour en augmenter les revenus. Barcy est marquée par les guerres de religions, le village subit notamment une occupation par les troupes d'Henri IV en janvier 1591. Le premier instituteur y est signalé en 1667, mais une véritable école n'y est construite qu'en 1834. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, une activité viticole est encore vivace dans le village, notamment sur les flancs de la butte d'Automne. Barcy se trouve sur la ligne de front de la bataille de la Marne le 6 septembre 1914, il est détruit partiellement par les combats. Le village faisait partie du canton de Lizy-sur-Ourcq jusqu'en 1929, c'est à cette date qu'elle est rattachée à celle de Meaux.

Mairie de Barcy
Place de la Mairie 77910 Barcy - Tel : 01 60 44 70 16 – Fax : 01.60.44.70.16
Horaires d’ouverture : le mardi et le jeudi de 10h à 12h, le samedi de 13h45 à 15h.

A la découverte de... Barcy

Le 4 octobre 1863 entre 20h00 et 21h00 , les Barciennes et les Barciens eurent une drôle de surprise. En effet, c'est sur le territoire de la commune que se posa (ou plutôt s'écrasa) le Géant, immense ballon dirigeable d'un certain Félix Tournachon (1820-1910), plus connu sous le pseudonyme de Nadar. Ce Français touche-à-tout, tour à tour photographe, aéronaute, caricaturiste, écrivain et même agent secret, fut l'un des plus grands innovateurs du XIXe siècle dans le domaine de la photographie. Le 6e art en était alors à ses premiers balbutiements, puisque son invention officielle date de 1839. Les portraits que fit Nadar des plus grandes personnalités de l'époque le rendirent célèbre : George Sand, Charles Baudelaire, Eugène Delacroix, Hector Berlioz ou encore Victor Hugo furent parmi ses modèles. Il fut également le pionnier de la photographie à la lumière artificielle, dont il déposa le brevet et qu'il mit à profit à partir de 1861 pour immortaliser les catacombes et les égouts de Paris. Une autre des grandes aventures de la vie de Nadar fut l'aérostation. En 1858, i l réalisa la première photographie aérienne au monde, depuis un ballon captif situé à 80 mètres d'altitude au dessus de Paris. En 1863, il fit construire un immense ballon qu'il nomma le Géant, haut de 40 mètres et contenant plus de 6000 m3 de ga z . Selon certains, jusqu'à 45 personnes pouvaient prendre place dans sa confortable nacelle à deux étages, destinée au transport de voyageurs. C'est ainsi que, pour son premier vol, le Géant décolla du Champs de Mars à Paris le 4 octobre 1863 à 17h00, en présence de l'Empereur Napoléon III et de plusieurs milliers de spectateurs, et avec quinze personnes à son bord. Moins de quatre heures et cent kilomètres plus loin, le ballon s'écrasa à Barcy après plusieurs chocs subis dans les airs. La violence de l'atterrissage entraîna de sévères contusions chez les occupants du Géant. Pourtant, selon les récits de l'époque, ni le gâteau, ni la vaisselle, ni aucune des 37 bouteilles de vin emportées pour le voyage ne furent endommagées. Attirée par les bruits et les lumières, de nombreux paysans de Barcy accoururent alors pour aider les passagers du Géant. Ceuxci furent hébergés pour la nuit dans le village, exception faite Nadar qui repartit aussitôt en train pour Paris, probablement déçu de son échec. Après cette première expérience qui le vit atterrir à Barcy, Nadar réalisa néanmoins un nouvel essai quelques jours plus tard. Le 18 octobre 1863, le Géant repartit de Paris, et après une nuit de voyage, s'écrasa lourdement aux environs de Hanovre. Cette fois, les passagers de Nadar furent grièvement blessés. Malgré d'autres tentatives par la suite, ce second vol fut synonyme d'échec commercial pour le Géant. Malgré ou grâce à ces expériences, un célèbre contemporain de Nadar s'inspira à cette époque du photographe pour écrire un roman, qu'il intitula Cinq semaines en ballon. Jules Verne donna également le nom de Michel Ardan (anagramme de Nadar) à l'un des héros de ses livres De la Terre à la Lune et Autour de la Lune. Quant aux Barciennes et aux Barciens, la brève visite du Géant et de son propriétaire n'est pas près de disparaître de leur mémoire collective…

 

Chambry

Une tradition locale prétend que Jules César aurait donné ce village à un de ses légionnaires. Mais la première mention écrite signalant Chambry qui nous soit parvenue date de 1183. L''évêque de Meaux y possédait le droit de collation de l'église, mais le village dépendait de 3 seigneurs : le grand prieur de l'ordre de Malte, le duc de Tresmes et enfin les religieuses de Fontaines.

C'est en 1877 que Chambry dispose d'une mairie-école. Au cours du XIX e siècle les habitants se tournent vers une spécialisation maraîchère en cultivant notamment une variété de carotte qui est principalement livrée à la conserverie Prevet de Meaux. Cette activité va décliner et disparaître à partir de 1930. Chambry est durement touché lors de la bataille de la Marne. Au début du XXe on y exploite une carrière de plâtres à ciel ouvert.

Mairie de Chambry
Rue de la Ville 77910 Chambry - Tel : 01 64 34 04 77 – Fax : 01.64.33.83.11
e-mail : mairie-chambry@wanadoo.fr
Horaires d’ouverture : le lundi et le jeudi de 14h à 18h, le mardi de 9h à 12h, le vendredi de 14h à 17h, les 2e et 4e samedi du mois de 9h à 12h.

A la découverte de... Chambry

Chaque année depuis 1884, le Conseil Municipal procède à l'élection de la rosière de Chambry. Il s'agit là d'une tradition encore très vive dans la commune, qui récompense tous les ans une jeune chambrysienne. Il faut remonter à Saint-Médard, mort en 545, pour retrouver l'origine de ce symbole qui perdure dans plusieurs autres communes française. Cet évêque avait fondé un prix de 25 livres à décerner chaque année à la jeune fille qui se serait montrée la plus vertueuse. On devait alors lui déposer sur le front une couronne de roses, d'où le nom de rosière. La première rosière de l'histoire fut ainsi couronnée vers l'an 525. A Chambry, cette tradition est apparue à la fin du XIXe siècle. Un capitaine retraité, Gabriel Lemaire, décéda à Chambry le 22 janvier 1883.Par testament, il fit un legs à la mairie du village. De ce legs, on trouve encore trace dans les archives des délibérations du Conseil Municipal, qui retracent ainsi l'évènement : “Le deux janvier mil huit cent quatre vingt quatre à six heures du soir, en séance extraordinaire et dans son lieu ordinaire sous la présidence de Monsieur Eugène Manche, Maire, assisté des Conseillers Municipaux, sur l'ordre de Monsieur le Sous-Préfet de Meaux,a lu ce qui suit : Je donne et lègue à la commune de Chambry, mon village natal, quatre cent francs de rente à 3 % sur l'État français à perpétuité. Les arrérages (versements périodiques) de cette rente seront donnés chaque année à une jeune fille de Chambry, y demeurant, de bonne conduite et ayant atteint quinze ans d'âge, de préférence appartenant à une famille peu fortunée. Ce legs sera déposé à la caisse d'épargne de Meaux. Elle ne pourra le toucher qu'à sa majorité. Le Conseil, après en avo i r délibéré, considérant que ce legs n'entraîne aucun frais et qu'en outre il offre un avantage incontestable puisque son but est de récompenser, d'encourager la bonne conduite et l'honnêteté, accepte ce legs avec toutes les clauses et conditions indiquées dans le testament sus énoncé.” Depuis cette date, la commune a toujours choisit une rosière, même en période de guerre. L'élection a lieu le plus souvent lors de la séance du Conseil Municipal du mois de mai. Elle est toujours très serrée et donne lieu à trois tours de scrutin. Il pouvait arriver, certaines années, qu'aucune habitante n'aie 15 ans, mais le Conseil Municipal choisissait alors deux rosières dès qu'il le pouvait. Les journaux d'époque relatent depuis toujours ces élections et nous donnent quelques détails sur les rosières récompensées : “Au moment de la fête, l'unanimité villageoise s'impose devant la rosière, toute vêtue de blanc, au bras du Maire, précédant le Conseil Municipal et les pompiers, aux sons de l'harmonie locale", retrace ainsi un journal de l'époque. Un autre raconte combien “la riante commune de Chambry était douce en fête pour cette cérémonie annuelle”. En 2005, l'élection de la rosière a toujours lieu, et elle est chaque année très attendue par les Chambrysiens . La somme remise à la jeune fille est désormais de 100 , et la présence de la rosière de Chambry à toutes les manifestations de la commune est toujours très appréciée.

 

Chauconin-Neufmontiers

L'existence de ce village est attestée vers 700, mais la mise au jour de vestiges gallo-romains indique clairement une implantation humaine antique sur ces lieux. Cependant, il semble que le site actuel de Chauconin ne soit pas celui des origines. En effet des signes indiquent que le village s'est déplacé dans le temps, abandonnant son site originel qui était le hameau de Saint Saturnin, déserté au profit du site actuel de Chauconin. Le monastère Notre-Dame de Chaage possédait des droits sur ce village au Moyen-Âge et sous l'ancien régime, notamment la collation de l'église.

Parmi les anecdotes historiques célèbres, il faut citer l'arbre du capitaine Vauru. Ce dernier sévissait dans la région lors de la guerre de cent ans et combattait les occupants Anglais de Meaux et leurs alliés avec férocité. La tradition dit qu'il pendait ses ennemis à un orme de Chauconin et qu'enfin prit par les Anglais, il fut lui même pendu à cet arbre. C'est en 1829 qu'un décret officialise le rattachement de Chauconin et du village voisin de Neufmontiers. Pendant la bataille de la Marne l'église du village sert d'hôpital. De nombreuses habitations sont incendiées par les Allemands. C'est sur cette commune que se trouve la Grande Tombe où est enterré notamment Charles Péguy.

www.chauconin-neufmontiers.fr

Crégy-lès-Meaux

La première mention écrite relative à ce village remonte au XIe siècle. Crégy est une des « Filles du Chapitre » et dépend donc de la juridiction directe des chanoines de la cathédrale de Meaux. Le village n'est érigé en paroisse qu'en 1655, auparavant il dépendait de Chambry. Crégy est marqué par les temps de la Réforme qui touchent le pays de Meaux au XVIe siècle, vers 1778 encore, un quart des habitants est protestant. Une activité plâtrière importante y avait cours depuis 1840 jusque dans les années 1930.

www.cregylesmeaux.com

 

A la découverte de... Crégy-lès-Meaux

S'il est chaque année un moment fort de la vie locale dans la commune de Crégy-lès-Meaux, c'est bien celui de la fête de la pomme. Celle-ci se déroule chaque année fin septembre, et s'appuie sur une tradition locale bien vivace. Au siècle dernier, Crégy-lès-Meaux n’est encore qu’un village agricole proche de Meaux, avec une petite activité industrielle de fabrication de plâtre.Des documents attestent de l'existence de cette activité depuis le XIVe siècle, au travers de l’exploitation d’une importante carrière de gypse. Les habitants de l’époque sont pour l’essentiel répartis entre Le Bourg, avec son église et quelques commerces, et le quartier du Blamont, plus proche de Meaux. Le reste de Crégy est composé de terres cultivées pour les parties planes, et de vignes dans les endroits plus pentus. Ainsi, pendant des siècles, les habitants du Pays de Meaux ont pu déguster (avec plus ou moins de satisfaction et de modération ) le vin produit sur les pentes crégyssoisses. Hormis à quelques endroits, les vignes d’autrefois ont ensuite cédé la place aux arbres fruitiers, et notamment à des pruniers et des pommiers. Les anciennes parcelles de vignes étaient souvent très étroites à la suite des divisions successorales et parfois, leur largeur ne dépassait pas quelques mètres. Leur alignement nord/sud leur permettait le meilleur ensoleillement et chaque année, en septembre, les fruits étaient cueillis pour la vente, la fabrication du cidre… et celle de la "goutte". C’est en mémoire de cette tradition que dans les années 70, le Comité des Fêtes de la commune crée dans le quartier du Blamont la première « fête de la pomme ». Au centre de la fête figure déjà le pressoir, acquis par la commune. Celui-ci constitue la principale att raction pour les 780 habitants de l’époque, chacun pouvant venir assister à la fabrication du jus de pomme et en goûter immédiatement le nectar. Au fil de cette trentaine d'années, la fête a pris de l’ampleur, d’abord avec la participation des associations communales qui saisissent cette occasion pour présenter leurs activités, puis avec la mise en oeuvre d’un vide-grenier réservé aux habitants. Le pressoir reste néanmoins bien présent, et les Crégyssois ont chaque année le plaisir de venir se relayer pour en tourner la roue et extraire ainsi le précieux breuvage. Aujourd’hui, avec le “repas des moissons”, la fête de la pomme est un moment essentiel de l'année à Crégy-lès- Meaux. Cet évènement très apprécié illustre bien la volonté de la commune de préserver ses traditions et ses racines, fortement ancrées dans la terre de Brie.

 

Fublaines

Ce village comprend 2 hameaux : Brinches et Basses-Fermes. La première mention écrite remonte au XIe siècle lorsque Fublaines est érigé en paroisse. Nous savons que depuis le XVe le chapitre cathédral de Meaux y exerçait des droits seigneuriaux. En effet Fublaines est l'une des neuf « Filles du Chapitre ». Ce village subit durement les guerres de religions, en 1561, son église est pillée par les huguenots. On y trouve un couvent de Minimes fondé en 1588, en plein milieu du conflit religieux. Il y restera jusqu'en 1640 date de son transfert à Crécy en Brie.

Au XIXe siècle, Fublaines, comme beaucoup d'autres villages du pays de Meaux, se tourne vers l'activité plâtrières. De nombreuses carrières y sont exploitées. A la chute de l'empire napoléonien, le village connaît, de 1814 et 1816, l'occupation prussienne. Sa première école est construite en 1843, mais elle est remplacée par une nouvelle mairie-école en 1904. L'histoire contemporaine du village est marquée par l'implantation de deux centres de vacances par des entreprises de la région parisienne dans les années 1930 : les Automobiles Unic de Puteaux et la Société d'Energie Electrique de la Région Parisienne. Signalons enfin que l'aqueduc de la Dhuis traverse cette commune.

www.fublaines.fr

A la découverte de... Fublaines

Alors que le monde entier a pris l'habitude de dire que la chaîne de montagne de l'Himalaya constitue le "toit du monde", le Pays de Meaux rétablit aujourd'hui une vérité : le "Toit du Monde" est bel et bien situé dans la commune de Fublaines ! Inutile toutefois que les plus grands alpinistes se précipitent dans ce charmant village du Pays de Meaux pour vaincre ce sommet qui manquerait à leur palmarès. En effet, le Toit du Monde est un lieu-dit fublainois, qui culmine tout de même à… 132 mètres d’altitude. Depuis ce "haut-lieu" où il résida pendant un temps, Marin Mersenne aurait peut-être pu chanter un petit air, lui qui publia notamment un ouvrage intitulé L’Harmonie universelle contenant la théorie et la pratique de la musique. Mais, au fait,qui était ce Marin Mersenne ? Prêtre français appartenant à l'ordre des Minimes, Marin Mersenne (1588-1648) était un mathématicien et un philosophe reconnu, qui a touché à toutes les questions scientifiques de son époque. Il est notamment connu en tant que théoricien de la musique, et pour ses travaux dans le domaine de l'acoustique et de la propagation du son. Il a également laissé son nom à un problème de physique appelé "problème du boulet de Mersenne", qui tend à prouver qu'un boulet de canon tiré à la verticale ne retombe jamais dans le fût du canon. Les principaux savants et penseurs européens de l’époque figuraient parmi ses fréquentations : Thomas Hobbes, Blaise Pascal ou encore Galilée, dont le très religieux Mersenne dénoncera la condamnation par la justice du Vatican. Mersenne a surtout été un ami proche de René Descartes, célèbre auteur du Discours de la méthode mais aussi de travaux sur l’optique, sur les hautes mathématiques ou encore sur le mystère de l’arc-en-ciel. Ainsi donc, ce grand "cartésien" qu'était Mersenne séjourna à Fublaines, en tant que moine dans le couvent bâti sur le "Toit du Monde". Cet édifice se trouvait sur une propriété longeant actuellement la rue de la Cochette,à 300 m de la Fontaine du Toit du Monde qui existe toujours. Le couvent fut construit grâce à Pierre Poussemie, Chanoine de la Cathédrale de Meaux, qui décida d’affecter par contrat notarié du 12 avril 1588 une grande part de ses biens et revenus à la construction d’un couvent de l'ordre des Minimes, au grand mécontentement de ses héritiers mais avec le soutien de la Cour du Château de Montceaux. Clos de hautes murailles, cet ensemble architectural comprenait alors une église conventionnelle, un logis, un cloître, une ferme de 12 puis de 16 arpents, ainsi que des viviers qui en sont désormais les seuls vestiges encore visibles. Il abritait alors entre 12 et 21 moines,et connut son heure de gloire avec la visite du roi Louis XIII, venu de Montceaux pour y écouter la messe le 28 octobre 1610. En 1735,les moines le quittèrent pour un monastère de Crécy, et les bâtiments tombèrent en ruine. Sur le cadastre napoléonien, seuls quelques noms de lieux-dits de Fublaines ("le Vié" - le vivier-, "le Couvent", "la sente des Minimes") en conservent encore le souvenir.

 

Germigny-l'Évêque

La première mention écrite de ce village remonte à 1180. Le roi Jean II le Bon y venait pour chasser et selon une tradition c'est ici qu'il aurait donné le duché de Bourgogne à son fils Philipe le Hardi en 1363. Germigny-l'Evêque est l'une des 4 « Filles de l'évêché », son église était bien entendu à la collation de l'évêque de Meaux. La résidence de campagne des évêques de Meaux se trouvait dans ce village. Il s'agissait d'une maison située au milieu d'un grand parc en bord de Marne. Nous disposons d'une belle description de cette résidence au temps de Bossuet qui aimait à y séjourner. La résidence des évêques fut vendue en 1913. Au XIXe siècle, l'activité économique du village est tournée vers l'exploitation de carrières de plâtres et les cultures maraîchères.

www.germigny-leveque.org

A la découverte de... Germigny-l'Évêque

Une fois n'est pas coutume, nous avons choisi de vous faire le récit… d'un coup de foudre. Néanmoins, ce coup de foudre-là n'a rien d'une histoire d'amour et tout d'une tragédie. Les Germinois les plus anciens se rappellent en effet d'une triste histoire qui se transmet dans le village de génération en génération depuis 1908, et qui a pour personnage principal un dénommé Florent Deninger.Au début du XXe siècle, celui-ci exerçait le métier de cocher pour le compte de la famille Blacque. Propriétaires du château de Germigny, les Blacque étaient les descendants et héritiers de la grande famille des Ménager, qui donna deux députés à la Seine-et-Marne à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. Aujourd'hui encore, ce sont les descendants de cette famille germinoise qui possèdent le château de Germigny. On sait bien peu de choses de Florent Deninger, si ce n'est ce qui lui arriva le samedi 3 octobre 1908. Certains se rappellent encore que le cocher de la famille Blacque devait se rendre ce jour-là à la gare de Trilport, afin d'aller y chercher ses employeurs à la descente de leur train. C'est sous un véritable orage que Florent Deninger se mit en route, mais le malheureux n'alla pas très loin… Il fut en effet frappé par la foudre à la sortie de Germigny, sur la route de Trilport, et mourut sur le coup. Victime de cet accident très rare, Florent Deninger était clairement au mauvais endroit au mauvais moment, puisque en Seine-et-Marne on recense en moyenne 1,7 coup de foudre par an et par kilomètre carré. La commune de Germignyl'Évêque a depuis lors conservé la trace de cet évènement, puisqu'une lourde pierre gravée du nom de la victime et de la date de l'accident est encore visible à l'entrée de Germigny depuis Trilport, à l'endroit exact où l'éclair frappa le malheureux cocher. Le lieu est connu des Germinois, du moins des plus anciens d'entre eux, sous le nom de "Croix à Florent", car la pierre était alors ornée d'une croix. La commune de Germigny vient d'ailleurs de procéder à l'installation d'une nouvelle croix, rendant ainsi hommage au triste destin de son cocher foudroyé.

 

Isles-lès-Villenoy

Ce village a sans doute existé depuis la période mérovingienne, selon une tradition Charles le Simple y aurait eu un château. Sous l'ancien régime, Isles-les-Villenoy dépendait de la seigneurie du comte de la Motte-Geffard. Son premier instituteur y est signalé au XVIIe. C'est en 1839, avec la construction d'un pont à péage sur la Marne, que le village prend une certaine importance, devenant un point de passage. Le XIXe siècle voit également l'essor des maisons de plaisance, si bien qu'Iles-lès-Villenoy devient un site de villégiature. Comme ailleurs dans le pays de Meaux, l'activité économique au XIXe siècle tourne autour de l'exploitation de carrières, ici de pierre et de sable. C'est en 1924 que la commune est rattachée au canton de Meaux.

Mairie de Isles-lès-Villenoy
58 rue de Meaux 77450 Isles-les-Villenoy - Tel : 01 60 04 33 18 – Fax : 01.64.63.50.81
Horaires d’ouverture : le mardi et le vendredi de 15h à 17h30, le mercredi de 9h à 12h et le samedi de 9h30 à 12h.

A la découverte de... Isles-lès-Villenoy

Isles-lès-Villenoy, lieu phare du tourisme en Ile-de-France ? Il fut en tout cas une époque, pas si éloignée, où la commune attirait de véritables foules venues profiter des joies de la campagne au fil de l'eau. A eux deux, la Marne et le canal de l ' Ourcq représentent en effet 7 680 mètres de berges que les promeneurs prenaient grand plaisir à arpenter aux beaux jours. A partir de 1870, les bords de Marne étaient devenus l'un des lieux de villégiature les plus appréciés des Parisiens. Les chansons du début du siècle en portent le témoignage : “Le Parisien, chaque printemps / Voit renaître sa manie / De venir jouir du printemps / Au bord de la Marne fleurie ” , chantait-on alors. Grâce au chemin de fer (et à l'ouverture de la ligne Paris-Meaux le 5 juillet 1849), les habitants de la capitale avaient trouvé en Brie un espace de plaisir et d'évasion proche de Paris. C'est ainsi que l'on aperçoit alors au bord de l'eau de belles Parisiennes, drapées de satin et de soie, la tête ornée de chapeaux richement décorés. A leurs bras, les messieurs portent le canotier, couvre-chef typique de la Belle Époque. À la même époque, de riches bourgeois choisissent Isles-lès-Villenoy pour y faire construire leur résidence secondaire et y passer leurs vacances en famille. Les archives de la commune conservent la trace de certains de ces vacanciers aisés, tels le sénateur Sébastien Krantz (1817-1899). Le canotage est aussi à la mode, si bien que le dénommé Marchandin, tenancier de l'hôtel du Pont de la Marne, a la bonne idée de louer des barques. Les amoureux se laissent porter par le courant de la rivière, tandis que d'autres s'adonnent à la pêche : la Marne a de tous temps été réputée pour ses goujons ! Outre l'hôtel du Pont de la Marne, on peut aussi séjourner à l'hôtel du Pont du chemin de fer et à la Maison Bouvier. Cette dernière est un lieu de rencontre très prisé par les hommes pour boire un café ou disputer une partie de billard. Les dames viennent quant à elles y acheter des cartes postales ou du fil à repriser. Preuve du dynamisme touristique d'Isles-lès-Villenoy, la commune dispose alors au total de quatres cafés-hôtels-restaurants, qui affichent régulièrement complet. Aujourd'hui, avec 831 Insuvillaises et Insuvillais (nom des habitants) au lieu de 250 à l'époque,seulement deux hôtels sont toujours installés sur le territoire communal. Mais les plaisirs changent : plutôt que des promeneurs des bords de Marne, la clientèle est aujourd'hui majoritairement composée de visiteurs d'un célèbre parc d'attraction voisin. Et, si l'on dénombre toujours plus d'une vingtaine de résidences secondaires recensées dans la commune, c'est trois fois moins qu'il y a encore 30 ans. Faut-il en conclure que les touristes, héritiers de la Belle Époque, ont délaissé Isles-lès-Villenoy ? Ou peut-être les vacanciers d'hier ont-ils simplement choisi d'y établir domicile définitivement, et de profiter ainsi toute l'année du charme et de la quiétude ambiante…

 

Mareuil-lès-Meaux

D'après la tradition locale, les moines de Saint-Denis étaient seigneurs de Mareuil depuis 750, mais il est plus vraisemblable que leur présence remonte au milieu du XIIIe siècle. La famille Boula y possédait également un fief jusqu'au XIXe siècle. Le chanoine Dantan y fait une fondation en faveur des jeunes filles pauvres, geste qui lui vaut une reconnaissance durable des habitants. Le premier instituteur de Mareuil y est signalé avant 1789. Le village dispose de sa mairie-école en 1850. Au XIXe siècle, la proximité du canal de Chalifert devient un atout pour les habitants de Mareuil. L'activité économique tourne autour des carrières de pierre et surtout la fabrication de pierres factices au XIXe. L'autre grande spécialité du village sera la fabrication du fromage de brie destiné à être envoyé sur le marché parisien par chemin de fer.

Mairie de Mareuil-lès-Meaux
3 place Jean Jaurès 77470 Mareuil les Meaux - Tel : 01 64 33 14 27 – Fax : 01.64.33.79.47
Horaires d’ouverture : le lundi de 14h à 18h, le mercredi de 9h à 12h, les mardi, jeudi et vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h.

A la découverte de... Mareuil-lès-Meaux

L'un des personnages les plus illustres de l'histoire de Mareuil-lès-Meaux fut celui qui assuma la charge de curé de la paroisse de 1886 à 1916. Après 30 ans dans la commune, Émile Petitot laissa évidemment de nombreux souvenirs aux Mareuillois. Mais c'est davantage pour ce qu'il réalisa avant d'arriver à Mareuil qu'Émile Petitot est passé à la postérité. Né en 1838 en Côte d'Or, Émile Petitot fut ordonné prêtre en 1862. Aussitôt, il quitta la France et s’embarqua pour l'Amérique afin de rejoindre la mission de Fort Good Hope. En cours de route, il fit sa première rencontre avec des indiens de la tribu Dènè, et c'est d'ailleurs dès cette époque qu'il entreprit la rédaction d’un dictionnaire français-dènè. Après 2 ans passés au sein de la mission, le père Petitot partit en 1865 visiter les esquimaux Tchiglit des fleuves Anderson et Mackenzie. Avec 2 autres missionnaires à ses côtés, Petitot se lança également dans la construction d'une église dont il avait dressé les plans lui-même. Il s'adonnait principalement à la décoration picturale de la voûte et des murs de cette église, qui existe toujours aujourd'hui. Epuisé après ces 12 années passées dans des conditions difficiles, le père Petitot repartit pour la France en 1874 dans le but de se reposer. En fait de repos, Petitot profita de cette période pour coucher par écrit sa profonde connaissance des tribus avec lesquelles il avait habité. Mais l'appel de l'aventure fut le plus fort : après avoir publié de multiples travaux de géographie, de géologie, des dictionnaires et des monographies sur les Dènè et les esquimaux, Petitot réembarqua pour l’Amérique en 1876 et retourna visiter les indiens du centre et du sud de l'Alberta. Son journal de voyage s'attache alors à observer de façon ethnographique les indiens Tchippewayans, Flancs-de-Chien et Pieds-Noirs. Mais ces nombreux voyages et séjours dans les rudes conditions de climat et d e confort ont eu raison de sa santé. Quittant définitivement les missions canadiennes en 1883, il reçut à son retour le prix Back de la Royal Geographical Society de Londres, en reconnaissance de sa contribution scientifique. Puis, il décida de rentrer dans le clergé séculier et se vit attribuer la responsabilité de la paroisse de Mareuil-lès-Meaux. C’est le 5 octobre 1886 que l'abbé Petitot reçut les clefs de l'église Saint-Étienne des mains du Maire de l'époque. Dès lors, il ne se passe pas un jour sans que le prêtre ne dise la messe dès 7h00 du matin. À l'église, il entretient et balaie lui-même. Au-delà de ses fonctions ecclésiastiques, il prend plaisir à cultiver de nombreuses fleurs dans le jardin du presbytère. On le voyait souvent aller à Meaux en longeant le canal, la musette garnie de livres en bandoulière. Mais c'est le village et ses habitants qui prennent le meilleur de son temps. Il connaît leur histoire et il la complète : en 1910, il établit des statistiques, relève la superficie des terres arables, des plâtrières, des propriétés bâties... S'il passe devant une cour où l’on fait du cidre, il donne un coup de main au pressoir, puis s'attarde à converser. Il entretient des liens affectifs avec de nombreux habitants, et devient le parrain de plusieurs enfants de Mareuil. De même, il est très attentif aux plus démunis, leur offrant aussitôt ce qu'il reçoit ici ou là. Émile Petitot n'en oublie pas pour autant sa "première vie" auprès des indiens. À Mareuil, son cabinet de travail est encombré de souvenirs. C'est dans ce lieu que furent écrits les grands livres où Petitot rend compte de ses 20 années de voyage, d’étude et d'évangélisation, comme ses ouvrages Quinze ans sous le cercle polaire en 1889 et Autour du grand lac des Esclaves en 1891. Le père Petitot assuma sa mission jusqu'au bout, célébrant son dernier mariage moins d'un mois avant son décès le 13 mai 1916. Il fut alors enterré au cimetière de Mareuil, où sa tombe est toujours visible.

 

Meaux

Les origines de la ville remontent à la période gauloise, il y a plus de deux mille ans. Le nom de la celle-ci dérive d'ailleurs de celui de ses premiers habitants, la tribu des Meldes. Après la conquête romaine, Meaux devient un centre urbain très important à la croisée de grands axes de circulation routière et fluviale. Mais, le haut moyen âge semble avoir constitué une période de déclin relatif, les habitants se replient dans la partie fortifiée de la cité abandonnant plus ou moins le reste de la ville à la dévastation des différents envahisseurs qui se succèdent, jusqu'aux Normands au XIXe siècle.

Dès le milieu du IVe siècle, Meaux est érigé en siège épiscopal, avec la christianisation de la Gaule. Le pouvoir des évêques constituera une permanence dans l'histoire de la ville qui leur doit une grande partie de son patrimoine. Avec la constitution du conté de Champagne, Meaux en devient une des villes importantes, pourtant les contes n'y séjourneront jamais longtemps. A cause de sa situation géographique sur les bords de la Marne, en amont de Paris, Meaux est touché par toutes les guerres, depuis la Jacquerie jusqu'à la deuxième guerre mondiale, en passant par les guerres de religion. Cela n'empêche pas la ville de connaître une époque florissante au XVIIe et XVIIIe siècles, avec d'illustres évêques comme Jacques-Bénigne Bossuet.

Les XIXe et XXe siècles sont marqués par l'extension de la ville au-delà de ses limites historiques pour accueillir un nombre toujours plus important d'habitants, tournés de plus en plus vers des activités urbaines et industrielles.

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A la découverte de... Meaux

Situé dans l'une des boucles de la Marne, le parc du Pâtis est rapidement devenu un lieu de promenade, de loisirs et de détente apprécié des Meldois et des habitants du Pays de Meaux. Rappelons que cet espace naturel situé au sud de la ville, facilement accessible depuis les différents quartiers meldois, est avec ses 150 hectares l'un des plus grands parcs périurbains de toute la région Ile-de-France, doté d'une faune et d'une flore très riches. Beaucoup savent qu'il y a encore quelques années en arrière, cet espace exceptionnel était peu valorisé, peu fréquenté (voire peu fréquentable) et qu'il souffrait des dépôts d'ordures sauvages. Mais moins nombreux sont ceux, du moins parmi les dernières générations, à savoir qu'il y a cinquante ans s'y trouvait un véritable parc d'attraction, connu sous le nom de Joy Parc. C'est au bord de ces étangs de pêche, à l'emplacement d'anciennes carrières comme il y en a beaucoup dans la région meldoise, que s'était installé dans les années 1940 un hôtel-restaurant baptisé Les Pescadous, propriété d'un dénommé André Lévy. En 1955, celui-ci a l'idée d'agrandir son établissement et d'aménager autour un parc d'attraction. L'inauguration a lieu le 30 juin 1956, et l'endroit séduit rapidement les petits et les grands. Paul Barennes, alors Député-Maire de Meaux, s'exclame même : "Joy Parc concourt à la prospérité de notre cité". Parmi les attractions, on recense un circuit de chemin de fer tiré par une ancienne locomotive à vapeur, une reconstitution grandeur nature de rues du Vieux Paris au temps du Moyen Âge, une reproduction de château fort , une mini-ferme... Les enfants peuvent aussi s'embarquer sur des canots au milieu du plan d'eau, ou grimper à bord de voitures à pédales ou à moteur thermique pour arpenter un circuit routier, dont on distingue encore quelques vestiges aujourd'hui. L'un des "clous" du parc était la gigantesque baleine de 25 mètres de long qui trônait au centre, face au restaurant. Elle avait été construite autour d'une carlingue d'avion, et autoproclamée "plus grande réalisation de plâtre et de filasse existant dans le monde". Les enfants pouvaient grimper dans la bouche du cétacé, qui leur servait de podium, tandis que l'intérieur de l'animal était tapissé d'images de pêche à la baleine. D'autres attractions, prévues sur les dépliants publicitaires, n'auront malheureusement pas le temps de devenir réalité, telle "la Corse" ou l'espace réservé à la pêche. De même, le camping que l'Automobile Club de l'Ile-de-France avait en projet au bord de la Marne ne vit jamais le jour. En effet, un dépôt de bilan vint rapidement mettre un terme à l'aventure Joy Park, après quelques années à peine. Pourtant, nombreux sont les habitants de la région à avoir gardé un souvenir ému de cet endroit, symbole des sorties familiales de leur jeunesse. Exactement cinquante ans et un jour après l'inauguration de Joy Park , le parc naturel du Pâtis était inauguré à son tour. L'endroit a donc retrouvé en partie sa vocation d'accueillir les loisirs et les promenades en famille. Et ce sont les enfants de Joy Park qui accompagnent aujourd'hui leurs propres enfants et petits enfants sur les chemins du Pâtis.

 

Montceaux-lès-Meaux

La première mention écrite concernant ce village remonte au XIIe siècle, mais il n'est désigné sous son nom actuel que dans un document de 1394. Le fief de Montceaux appartient au roi qui en nomme le curé. La forêt est un domaine de chasse royal. En 1547, Catherine de Médicis y fait construire un château en faisant appel à l'architecte Salomon de Brosse. Un siècle plus tard, Henri IV le donne à Gabrielle d'Estrées.

L'histoire de Montceaux est intimement imbriquée dans celle du château royal. En 1567, il est le lieu d'un coup de main des protestants (prince de Condé, Coligny et Daudelot) pour capturer Charles IX. La tentative échoue et le roi peut quitter Montceaux protégé par 6000 suisses. En 1595, Henri IV s'y réconcilie avec le duc de Mayenne, son cousin, chef de Ligue catholique. Montceaux est érigé en paroisse en 1710. L'état major du général allemand Von Klück y séjournera quelque temps en septembre 1914. Une carrière de sable est exploitée dans la commune vers 1930, pour alimenter les fonderies de fonte et de cuivre.

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A la découverte de... Montceaux-lès-Meaux

Au-delà de son célèbre château, qui est l'un des sites historiques les plus significatifs de l'agglomération meldoise, la commune de Montceaux-lès-Meaux abrite bien d'autres richesses et curiosités. Ainsi, toute personne qui est déjà passé à Montceaux a forcément remarqué le clocheton situé près de la mairie. Sa localisation actuelle n'est d'ailleurs pas exactement celle d'origine, puisqu'il a été déplacé en 1840. De forme ronde, utilisé un temps comme abribus, il a fait l'objet d'une rénovation qui lui rend aujourd'hui ses lettres de noblesses. Ce bâtiment caractéristique vaut surtout pour ce qu'il abrite : tout simplement l'une des plus vieilles cloches d'Ile-de-France. Pour en connaître la date de fabrication, il suffit de lire l'inscription taillée dans le bronze : "Jehan Jouvente me fist l'an mil CCC LXIIII". Ce qui, dans une langue plus moderne et après traduction des chiffres romains en chiffres arabes davantage utilisés de nos jours, nous informe à la fois du nom de l'auteur, le fondeur de cloches Jean Jouvente, et de l'année à laquelle il fabriqua cette cloche, 1364. A cette époque, une halle est érigée en bois sur cet emplacement, afin de réunir les commerçants. Depuis cette date, la cloche fut utilisée pour donner l'alarme à chaque fois qu'un péril menaçait la commune, comme lors de son occupation par les Allemands pendant la Bataille de la Marne en septembre 1914. Preuve de son importance historique, cet objet imposant de plus de 40 centimètres de diamètre, propriété de la commune, a été placé en 1942 sur la liste des objets classés Monument Historique. D'autres tours, plus ou moins hautes et plus ou moins bien conservées, sont visibles à Montceaux-lès-Meaux. Outre celles de la mairie, le clocher de l'église domine le village. Lui-aussi abrite une cloche classée Monument Historique, qui date pour sa part de 1683, donnée par Louis XIV au château royal de Montceaux. C'est en 1709 que la chapelle du château est devenue l'église de la paroisse monticelloise. D'autres tours ont malheureusement disparu du paysage. C'est le cas du donjon du château, dont le roi Louis VII le Jeune ordonna la destruction en 1138 car il était devenu un repère pour les brigands surveillant la Marne pour piller des bateaux. La tour Henri IV, qui était à l'origine une chapelle, a elle aussi disparu, aux alentours de 1960. Elle fut le cadre d'un véritable affrontement entre le curé de Saint- Jean et son ancien propriétaire, un dénommé Francine, qui interdisait systématiquement à l'ecclésiastique de s'y arrêter lors de ses processions jusque Saint-Fiacre. Ce fut finalement Bossuet, l'évêque de Meaux, qui fut appelé à trancher ce conflit en 1680, en y autorisant la célébration d'un mariage. C'est donc à l'ombre de ses tours, tout autant qu'à l'ombre de son château, que la commune de Montceaux-lès-Meaux a parcouru les siècles. Une histoire locale riche et animée, que tous les amateurs peuvent explorer plus avant en se plongeant dans les archives communales.

Source : “Montceaux-lès-Meaux, un village à l’ombre de son château”, Lys Editions Amatteis

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Nanteuil-lès-Meaux

La première mention écrite de ce village peut être datée du VIIe siècle. Sous l'ancien régime son église était à la collation du chapitre cathédral de Meaux. Nanteuil est très marquée par les guerres de religions et on y a compté un très grand nombre de protestants. Le château est rasé en 1590 en plein guerre civile. A la suite de l'Edit de Nantes, Henri IV y autorise l'implantation d'un temple, situé au hameau de Chermont. Ce lieu de culte protestant est fermé et détruit après la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV, ce qui occasionne aussi une dispersion de la communauté protestante.

Au XIXe siècle, le village de Nanteuil se spécialise dans la fabrication de fromage. Le Noir de Nanteuil, notamment, un brie affiné plusieurs mois jusqu'à obtenir une croûte noir et asséchée, fait la réputation du village. L'école du village est construite en 1836. En 1877 une partie du territoire de la commune est rattachée à Meaux. Quelques activités industrielles ont marquée la commune au XIXe siècle et au début du XXe : fabrique de Chaux et de plâtres, fabrique de Jersey, carrières de gypses.

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A la découverte de... Nanteuil-lès-Meaux

Nanteuil-lès-Meaux est une ville au passé riche en évènements mais aussi en personnages. Parmi eux, François de Tessan fut l’une des personnalités les plus influentes dans la France de l’entre-deux-guerres. Descendant d’un vieux lignage aristocrate, Jules François Amand Delphin Dortet (de son vrai nom) hérite à sa naissance, le 16 février 1883, des titres de Marquis de l’Espigarié, Comte de Tessan. Autodidacte convaincu et aventurier dans l’âme, il refuse un destin tout tracé et, à 21 ans, il quitte la France pour les Etats-Unis. Il y débute comme balayeur, puis s’essaie au journalisme en rédigeant avec succès des articles sur la question américaine pour des journaux français. A son retour en France en 1909, François de Tessan rencontre la fille d’un grand industriel de Nanteuil, Suzanne Verdier, et l’épouse le 31 mai 1910. Ils s’installent alors dans la villa Les Fauvettes, dans le quartier des Saint-Pères. C’est là que Tessan accueille de nombreux amis, parmi lesquels le Maréchal Joffre ou encore le Général Pershing. Autre américain qui bénéficia de son hospitalité, un dénommé Franklin Roosevelt. La profonde amitié qui lia les deux hommes ne se démentit jamais, et Tessan consacra en 1933 une biographie à celui qui venait d’être élu à la Maison Blanche. Reconnu pour ses qualités journalistiques, Tessan est nommé rédacteur-en-chef de La Dépêche du Midi, l’un des plus importants journaux radicaux. Il collabore alors avec de grandes figures du radicalisme comme Edouard Herriot, Aristide Briand ou Paul Boncour, e t adhère au Parti républicain radical et radical-socialiste. Républicain intransigeant, laïc résolu, François de Tessan est un homme de conviction. De 1928 à 1940, il est député de la 6e circonscription de Meaux. En 1931, il devient aussi conseiller général du canton. Soucieux du quotidien de ses électeurs, il multiplie les actions en leur faveur, obtenant des crédits, développant les associations, multipliant les manifestations sportives et culturelles... De même, pendant les inondations de 1933 il n’hésite pas à se retrousser les manches pour prêter main forte aux sinistrés. Durant les dix années qui précèdent la deuxième guerre mondiale, l’audience politique de François de Tessan est considérable, et sa carrière prend une envergure nationale voire internationale. De 1932 à 1938, il est appelé à sept reprises pour siéger au gouvernement. Homme du Front Populaire, il occupe entre autres postes celui de secrétaire d’état à la présidence du Conseil, auprès de Léon Blum. Délégué à la Société des Nations, Tessan signe au nom de la France la convention internationale de Montreux en 1936. La même année, ses obligations nationales le poussent à refuser le fauteuil de maire. C’est aussi en 1936 qu’il crée le journal Le Peuple de la Brie, dans lequel il tient une rubrique informant la population sur les vraies intentions d’Adolf Hitler. Bien plus qu’un pacifiste, Tessan était un visionnaire qui avait compris avant les autres les intentions du dictateur allemand. Il avait malheureusement vu juste quant à ses visées antisémites, décrites dans sa plus célèbre oeuvre,Voici Adolf Hitler, parue en 1936. Sa mobilisation contre le nazisme ne se démentit jamais. En 1938, il choque d’ailleurs l’Assemblée Nationale en y qualifiant les accords de Munich de « suicide démocratique ». Pourtant, le 10 juillet 1940, il vote la délégation des pouvoirs constituants au Maréchal Pétain, qu’il expliquera par la suite : « Il fallait bien empêcher que les horreurs de la ruine ne s’ajoutassent aux malheurs de la défaite ». Il continue néanmoins ses condamnations farouches à l’encontre du nazisme. Accusé de « menées dangereuses contre la sécurité des occupants », contraint à la clandestinité, il est finalement arrêté, interné à Compiègne puis transféré au camp de Buchenwald où il décédera le 22 avril 1944, à l’âge de 61ans. Avec un mausolée en son honneur,une école à son nom et la commémoration du 60e anniversaire de sa mort en 2004, Nanteuil-lès-Meaux a prouvé qu’elle n’oubliait pas celui qui fut un Nanteuillais d’exception.

 

Penchard

L'existence de ce village est attestée au XIIIe siècle. Son église était placée à la collation de l'évêque de Meaux. Mais l'abbé du monastère Saint Faron y bénéficiait aussi de droits seigneuriaux. L'activité économique du village au XIXe siècle tourne comme bon nombre d’autres villages du pays de Meaux autour de l'exploitation des carrières. On y a compté jusqu'à 5 carrières de plâtres et des fours à plâtres. L'hospice de Meaux y a disposé d'une ferme. Penchard s'est trouvé sur la ligne de front de la bataille de la Marne et a subi les ravages de la guerre à cette occasion.

Mairie de Penchard
1 place de la mairie 77124 Penchard - Tel : 01 64 34 10 86 – Fax : 01.64.34.56.14
Horaires d’ouverture : le lundi et le vendredi de 17h30 à 19h15, le mardi de 10h à 11h45 et le jeudi de 14h à 16h.

A la découverte de... Penchard

Au nord-ouest du Pays de Meaux, la commune de Penchard compte 972 habitants, appelés Penchardais. La population du village, qui s'élevait déjà à 390 habitants en 1829, a doublé dans les années 1970. A l'origine, Penchard appartenait à l'Abbaye de Saint-Faron, et constituait un hameau de Neufmontiers. Les 434 hectares de superficie sont encore occupés aux trois quarts par des terres agricoles. Autre activité importante de la commune, les carrières de pierre puis de gypse (minéral utilisé pour produire du plâtre) furent exploitées jusque dans les années 1980. Aujourd'hui, les anciennes carrières se sont transformées en collines boisées sur lesquelles il fait bon se promener. D'ailleurs, le fameux chemin GR1 y passe pour relier Monthyon à Crégy et à Meaux. L'église Saint-Nicolas a pour particularité d'être une ancienne bergerie, et elle a gardé la structure intérieure correspondante. A l'intérieur,on peut voir une statue du XVIIIe siècle représentant Saint-Sébastien, dont le culte fut très répandu au Moyen-Âge, ainsi qu'un tableau datant également du XVIIIe siècle représentant Saint-Nicolas, le patron de la commune, ressuscitant des enfants. Penchard fut un important lieu de combat durant la Première Guerre Mondiale. De nombreux soldats, et en particulier beaucoup de combattants marocains, perdirent la vie sur les champs de bataille de Penchard en septembre 1914. Anne Dumaine est Maire de Penchard depuis 2001 et représente la commune au sein du Conseil Communautaire de la CAPM. Elle est accompagnée par Jean-Pierre Lapsolu.

 

Poincy

Des traces d'habitations gallo-romaines ont été mises au jour sur le territoire de la commune. Mais la première mention écrite du village de Pipimissium remonte au VIIe siècle. Son église se trouvait à la collation du prieur de Sainte-Céline sous l'ancien régime. L'histoire de Poincy est marquée par une chute brutale et inexpliquée de la population entre 1771-1787, on passe de 21 feux à 6. De la fin du XIXe et jusque dans les années 1930, Poincy est réputé comme un site de villégiature apprécié pour la pêche.

Mairie de Poincy
31 grande rue 77470 Poincy - Tel : 01 60 09 05 50 – Fax : 01.60.09.80.09
Horaires d’ouverture : le mardi de 10h30 à 12h, le jeudi et le vendredi de 16h à 18h.

A la découverte de... Poincy

La commune de Poincy compte 723 habitants. Ceux-ci sont appelés Pépitois, nom dont l'origine découle de "Pipimisium", le propriétaire d'une villa gallo-romaine qui se situait à l'emplacement du village actuel. On trouve d'ailleurs plusieurs vestiges de cette époque dans la commune. Poincy représente 639 hectares, au nord-est de Meaux. Située entre le canal de l'Ourcq et la Marne, à l'écart des grands axes de circulation de l'agglomération, le village bénéficie d'une relative tranquillité à laquelle ses habitants sont très attachés. La commune s'est néanmoins développée fortement en quelques années, avec l ' arrivée de nombreuses entreprises aux abords de la zone industrielle nord de Meaux. Le village ancien de Poincy fut presque totalement détruit pendant la Révolution Française, avant de renaître un peu plus au sud. De l'ancienne église, seul subsiste aujourd'hui un prieuré ayant appartenu à Saint-Faron, Évêque de Meaux au VIIe siècle, et à l'Abbesse de Faremoutiers. De même, le moulin à eau installé sur la Marne au nord de Poincy fut en grande partie démoli à la même époque. Quant aux carrières de pierre blanche calcaire, qui furent notamment utilisées pour la construction de la Cathédrale Saint-Étienne de Meaux, leur exploitation s'est poursuivie jusqu'au début du XXe siècle. Au centre du village actuel, l'ancienne mairie-école construite en 1864, qui accueille toujours les enfants de Poincy, est désormais voisine avec la mairie actuelle, transférée il y a une dizaine d'années, et avec la salle des fêtes municipale. Maire de Poincy depuis 2001, Daniel Berthelin est délégué de sa commune au sein du Conseil de la Communauté d'Agglomération du Pays de Meaux. Christiane Dutrou et Stéphane Migda sont délégués titulaires.

 

Trilbardou

Le pont de ce village a été un des rares points de traversée de la Marne dans la région, entre la période gallo-romaine et la guerre de cent ans, ce qui procurait à Trilbardou une position stratégique. Ce village était le fief d'un vidame, sorte de vassal, de l'évêque de Meaux, titre très convoité jusqu'à la révolution.

Au XVe siècle la production céréalière et viticole de la plaine de France y est acheminée par charroi pour partir ensuite sur la voie d'eau vers Paris. C'est pourquoi aussi de nombreux marchands meuniers s'installent à Trilbardou. Le pont est détruit lors des guerres de religion, au XVIe siècle, et il n'est remplacé que par un bac, car l'activité économique était alors en déclin. Au XIXe siècle, la mise en eau du canal de Chalifert met fin à la navigation fluviale sur la Marne en amont et aval de Trilbardou. C'est un coup dur pour le village. Les derniers moulins disparaissent lors d'un incendie en 1860 et sont remplacés par la station de pompage d'eau pour le canal de l'Ourcq.

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A la découverte de... Trilbardou

Située au sud - ouest de Meaux et nichée entre le secteur des boucles de la Marne et le canal de l’Ourcq, la commune de Trilbardou s’étend sur 754 hectares et compte 521 habitants appelés Triboulois. De "Trie" en 1081, le nom du village a évolué en "Trie le Bardoul" en 1222, "Trie le Bardou" en 1680 puis, finalement, en "Trilbardou" à l'époque de la Révolution. Aujourd’hui à vocation essentiellement agricole, le village a occupé une position stratégique au croisement de la route d’Allemagne. De nombreux chemins en partent en direction des villages environnants. Durant la Bataille de la Marne, du 5 au 10 septembre 1914, le Maréchal Gallieni s’installa à Trilbardou pour diriger l’offensive contre l ’ armée allemande de Von Kluck. Sur le Monument érigé en 1924 et qui porte son nom, le Maréchal est représenté scrutant l’horizon.A proximité, une table d’orientation retrace la Bataille. Sur le plan architectural, Trilbardou s’enorgueillit d’une certaine richesse. L’usine élévatoire, classée monument historique, complète les apports d’eau du canal de l’Ourcq par des prélèvements en Marne. Sa roue comporte 70 aubes en bois et un ensemble de quatre pompes qui refoulent 29 000 m3 d'eau par jour. Cette usine a été conçue par l’ingénieur hydraulicien Alphonse Sagebien (1807-1892). Autre monument intéressant : le château, dont la réalisation fut confiée à l’architecte Brongniart. Enfin, l’église Sainte-Geneviève dispose d'un choeur et d'un clocher carré ayant appartenu à l’église primitive édifiée au XIIIe siècle, le reste de l’édifice ayant été construit en 1760. Trilbardou est un village qui a su préserver son identité rurale et un charme pittoresque indéniable. Tout en étant à proximité des grands axes routiers et dans un secteur dynamique, c’est un havre de paix où il fait bon vivre dans le calme et la verdure, et où l'on peut contempler à loisir la beauté et la quiétude de ses cours d’eau. Véronique Devaux est Maire de Trilbardou depuis 2003 et déléguée titulaire au sein de la CAPM. Michel Proffit, délégué titulaire, Jacques Dréveton et Albert Landfried, suppléants, représentent également Trilbardou au Conseil Communautaire.

 

Trilport

L'existence de ce village est attestée par un document de 1221. L'église était à la collation de l'évêque de Meaux sous l'ancien régime. Au XIXe siècle, la réputation locale de Trilport se fait autour de sa fabrique de fleurs artificielles qui emploie, en 1850, une grande partie des femmes du village. Cette fabrique ferme dans les années 1920. Trilport possédait également une fabrique d'allumettes. Avec l'aménagement d'une plage en bord de Marne vers 1934, le village est fréquenté pour les loisirs par les habitants de la région, sa renommée s'étend même jusqu'à Paris.

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A la découverte de... Trilport

Trilport est la 3e commune la plus peuplée de l'agglomération avec 4670 habitants. Vue du ciel, elle forme un croissant harmonieux et équilibré de 1097 hectares. La richesse et la diversité de ses paysages, entre Marne et forêts, la dote d’un patrimoine naturel remarquable et offre de magnifiques balades en bord de Marne ou en forêt domaniale. Du fait de sa situation privilégiée, la ville a toujours été un noeud de communication important entre les plaines de la Brie, l’Ile-de-France et l’Allemagne. Des gisements attestent d’une présence humaine dès la période néolithique. Depuis l’époque gallo romaine, un gué (“Tria Portus” sans doute à l’origine du nom de la commune) permet le franchissement de la Marne ; le bourg s’est développé depuis ce gué puis des ponts qui se sont succédés. Un personnage a marqué Trilport, Gustave Ponton d’Amécourt, Maire de 1855 à 1876. Cet historien émérite, personnalité très en vogue du Second Empire était également un homme de science qui est passé à la postérité avec l’invention en 1863 d’un appareil volant baptisé " hélicoptère ". Une stèle commémorative dans le parc municipal rappelle sa mémoire. En 1848, l’apparition de la gare fait de Trilport un lieu de villégiature très prisé. Une renommée due notamment à la création de la plage en 1934 et aux congés payés créés par le Front Populaire, qui permettent à de nombreux Parisiens et banlieusards arrivant par trains spéciaux de passer des moments de détente appréciés à " Trilport Plage ". Aujourd’hui, Trilport bénéficie d’une vie associative dynamique, et d’un cadre de vie agréable et préservé récompensé par une 2e Fleur au Concours des Villes fleuries. La commune souffre de l’encombrement des véhicules dans ses rues,et attend avec impatience la réalisation de la voie de contournement de la RN3 et la création d’un nouveau parc de stationnement, rendu indispensable par la fréquentation croissante de la gare SNCF. Succédant à Michel Vallier, appelé à de nouvelles responsabilités dans l’exécutif départemental, Jean-Michel Morer est Maire de Trilport depuis mai 2004 et Vice-Présidnt de la CAPM délégué aux Transports, à la Voirie et aux Parcs de stationnement. Michel Vallier, Gérard Moraux et Alain Duquesne sont également Conseillers Communautaires et Danielle Bourguignon, Laurent Formentel, Michel Barruet et Claude Sébastien délégués suppléants.

 

Varreddes

La première mention de ce village date du XIIe siècle. C'était l'une des « Filles de l'évêché » et dépendait donc directement de la juridiction des évêques de Meaux sous l'ancien régime. Dès le XIIe siècle, les évêques y possédaient des carrières de pierre qui fournirent les matériaux de construction de la cathédrale de Meaux. En1258 un Hôtel Dieu y avait été fondé. En 1692 Bossuet fit venir les sourds de la Charité et les installa dans cette paroisse. Varreddes connaît de violents combats lors de la bataille de la Marne, des habitants qui n'avaient pas pu fuir, sont pris en otages par les Allemands.

L'économie rurale de Varreddes a longtemps reposé sur les cultures maraîchères qui étaient devenues une spécialité de la commune, d'où le surnom de « ravetons » que l'on donnait à ses habitants. La culture de chanvre y est introduite également vers 1928. Enfin quelques champignonnières s'implantent dans les souterrains d'anciennes plâtrières. Le village a de tous temps été apprécié pour la pêche.

Mairie de Varreddes
53 bis rue Victor Clairet 77910 Varreddes - Tel : 01 64 33 18 42 – Fax : 01.60.44.07.04
Horaires d’ouverture : le lundi de 16h30 à 18h, le mardi et le jeudi de 16h à 18h, le mercredi de 10h à 12h, le vendredi de 10h à 11h30 et de 16h à 18h et le samedi de 9h à 12h.

A la découverte de... Varreddes

Au nord - est du Pays de Meaux, Varreddes s’étend sur 800 hectares et compte 1832 habitants appelés Varreddois. Avec ses coteaux boisés dominant la vallée de la Marne, Varreddes est bien connue des amateurs de randonnées pédestres et autres activités de pleine nature. Un Hôtel-Dieu fut fondé à Varreddes au XIIIe siècle. En 1692, l'Évêque Bossuet y établit les Filles de la Charité. Pour sa part, l'église Saint-Arnoul fut bâtie entre le XIIIe et le XVIe siècle, et contient plusieurs éléments de décoration sacrée classés Monuments Historiques : des statues représentant Saint-Nicolas, Saint- Arnoul et Saint-Vincent, ou encore une chaire à prêcher en bois taillé du XVIIe siècle. On y trouve également la pierre tombale du poète Nicolas Vauquelin des Yveteaux (1567-1649). Varreddes fut le théâtre d'opérations militaires lors de la Bataille de la Marne, en septembre 1914. Plusieurs de ses habitants furent alors pris en otage, parmi lesquels le curé du village, Paul Fossin, qui fut exécuté. Une plaque commémore sa mémoire sur la place de l'église. Autre témoignage de ces évènements, le Monument Américain, oeuvre du sculpteur Frederick Mac Monnies, surplombe la routemenant de Meaux à Varreddes et fut offert à la France en 1932 afin de célébrer le courage des soldats français. Aujourd'hui, la commune compte de nombreuses associations qui viennent enrichir la vie culturelle et sportive de Varreddes. L'existence de nombreux commerces renforce également le dynamisme varreddois. Quant aux seniors, ils y sont également accueillis à bras ouverts grâce à la maison médicalisée installée depuis peu dans la commune. Michelle Sarfati est Maire de Varreddes depuis 1993 et Vice-Présidente de la CAPM en charge de l'Environnement, des Espaces naturels et de l'Aménagement des berges de rivières. Michèle Sarfati, Jean-Pierre Ménil et Denis Parnier sont délégués titulaires, tandis que Francis Messant, José Gallardo et Isabelle Cartier sont délégués suppléants.

 

Vignely

La première mention écrite relative à ce village date du XIIe siècle. Mais d'après la tradition locale, l'évêque Hildevert aurait fondé son église au VIIe siècle. Celle-ci était à la collation de l'évêque sous l'ancien régime. L'administration du village a dépendu pendant longtemps de Trilbardou. Son activité économique s'est diversifiée à partir du XIXe siècle, avec l'exploitation de carrières de sable et de gravier qui restent toujours en exploitation.

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Villenoy

Nous trouvons le nom de ce village cité dans le testament de sainte Aldegonde au VIIe siècle. C'était l'une des « Filles de l'évêché » et dépendait donc de la juridiction des évêques de Meaux. Cependant, d'autres seigneurs y ont possédé des fiefs depuis le XIVe siècle : les Dormans, Rutel, La Cloche. Villenoy subit de près les désastres de la guerre de cent ans et des guerres de religion. Au XVIIe siècle, le village devient une résidence de campagne pour nombre d'élus à l'Election de Meaux et de notables meldois. Au XIXe siècle encore, on retrouve encore de hautes personnalités locales qui possèdent une propriété à Villenoy, tel le général-baron Pelé, conseiller général.

La viticulture sur les coteaux du hameau de la Cloche était fort ancienne, elle n'est abandonnée que bien après la crise du Phylloxéra, à la fin du XIXe siècle. Avec la construction de la ligne de chemin de fer et le creusement du canal de l'Ourcq, Villenoy connaît, dès le milieu du XIXe siècle, une évolution industrielle remarquable et devient en l'espace de quelques années la commune la plus industrialisée du pays de Meaux. Ce phénomène se maintient jusque dans les années 1960. Cette activité industrielle était essentiellement tournée vers l'agro-alimentaire (sucrerie), le stockage et le transport de marchandises

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A la découverte de... Villenoy

Villenoy compte 4039 habitants, appelés Villenoyens. S'étendant sur 736 hectares, la commune est bordée par le canal de l'Ourcq et la Marne. Dynamique,Villenoy compte de nombreux commerces et une vie associative très riche. Formée autour d'une villa romaine au début du VIIe siècle, Villenoy est mentionnée au XIIe siècle sous le nom de "Willenehl". C'est en 1648, sur décision de Dominique Séguier, alors Évêque de Meaux, qu'est entreprise l'édification de l'église Sainte-Aldegonde. Ce bâtiment renferme notamment un tableau datant de 1640 environ représentant la Résurrection de Lazare. Oeuvre du peintre Jean Senelle, cette toile est classée Monument Historique. Autre monument du patrimoine villenoyen, une imposante bâtisse du XVIIIe siècle,propriété de l'ancien Sénateur-Baron Général Pelet-Clozeau.Ce Général d'Empire à l'esprit humaniste, ouvert et généreux, reste dans les mémoires en tant qu'inventeur des cartes d’Etat Major. Impossible enfin d'évoquer la commune sans parler de son patrimoine industriel, en premier lieu de sa sucrerie, élément essentiel du patrimoine de Villenoy. La création de la " Société Anonyme de la Fabrique de Sucre de Meaux" est annoncée le 21 janvier 1870 et, rapidement, le sucre devient la principale activité de la commune. Son exploitation durera jusqu'à la fermeture récente de l'usine sucrière et la démolition de ses cheminées, en 2004. En second lieu, il faut garder en mémoire l’activité de l’Union Commerciale qui verra passer dans ses locaux, de nombreux habitants de Villenoy et sa région pendant des dizaines d’années ; aujourd’hui, le groupe Carrefour Promodès a vendu le site à un investisseur privé dont l’objectif est de créer un hôtel artisanal d’ici quelques mois. Maire de Villenoy depuis 2001, Roger Paoletti est Conseiller Communautaire titulaire, tout comme MM. Désangin, Lamotte et Venries. Les 4 délégués suppléants sont Mmes Bréthiot et Désessard et MM. Del Cerro et Rundstadler.

 

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