Jean-François Copé et les élus souhaitent plus de moyens pour les transports

Lors du dernier conseil communautaire, Jean-François Copé a émis plusieurs vœux concernant l’amélioration des transports sur le territoire.

Le Pays de Meaux a un objectif majeur, un objectif vers lequel toutes ses actions sont tournées : faciliter et sécuriser le quotidien de chaque habitant. Notre quotidien étant rythmé avant tout par de multiples déplacements, nous avons pour priorité de les rendre plus aisés et plus sûrs sur tout le territoire du Pays de Meaux.

AGIR POUR DES ROUTES PLUS SURES  :

Des déplacements facilités et sécurisés commencent d’abord avec des routes de qualité. Or, nous avons constaté l’état d’abandon total par l’Etat de la RN3 entre Claye-Souilly et le Pays de Meaux. La RN3 est de plus en plus dangereuse pour nos concitoyens, les accidents de plus en plus fréquents à cause d’un revêtement complètement dégradé et vieillissant.

Non seulement l’Etat n’entretient pas la chaussée, mais il n’a même pas été au bout des études de sécurisation qu’il avait engagées il y a quelques années.

La Pays de Meaux demande à l’Etat et à la Direction interdépartementale des routes d’Ile-de-France de faire aboutir ces études de sécurisation et de mettre en œuvre sans délai un programme d’entretien de la chaussée.

Hélas ce n’est pas la seule route nationale extrêmement dégradée et dangereuse… La N330 entre le rond-point Crégy/Penchard et le rond-point de la prison Chauconin-Neufmontiers connaît une situation strictement identique. Elle aussi est en très mauvais état et très accidentogène, car aucun entretien normal et régulier n’a été effectué depuis des années pour assurer a minima la sécurité des automobilistes.

Nous demandons à l’Etat et à la Direction Interdépartementale des routes d’Ile-de-France que soit mis en œuvre sans délai un programme d’entretien de la chaussée de la N330.

SUPPRESSION DU PEAGE DE COUTEVROULT :

L’Etat met d’autres obstacles sur la voie des automobilistes du Pays de Meaux, notamment le péage de Coutevroult (2,20€ par ticket). Les conséquences néfastes sont doubles pour le territoire :

  • Le coût au kilomètre entre les péages de Coutevroult et de Saint-Jean-Les-Deux-Jumeaux s’élève à 12,2 centimes, ce qui en fait la 7ème  route la plus chère de France. Les automobilistes font donc face à des tarifs très importants (et en forte hausse) pour prendre l’A4, et ceux qui l’empruntent quotidiennement sont parfois contraints financièrement de la contourner par la D 406. Cela accroît le risque d’accidents et crée des nuisances sonores pour les communes traversées.
  • Le péage nuit au développement économique de la CAPM. Le Pays de Meaux subit une exclusion tarifaire sur les infrastructures routières puisque le péage de Coutevroult est l’un des rares péages franciliens et il est le plus proche de la capitale. Le surcoût financier a donc un effet repoussoir pour les entreprises qui souhaitent s’installer sur notre territoire.

Nous demandons à  l’Etat de supprimer le péage de Coutevroult et de soutenir les initiatives du collectif qui œuvre pour sa suppression.

LIGNE P : LES ELUS NE LACHERONT PAS !

Devant la dégradation de l’offre de transport sur la ligne P, notamment en gare de Meaux, nous avons pris le sujet à bras le corps pour obtenir des améliorations bien que les décisions relèvent avant tout de la SNCF et du STIF. Nous avons alerté la SNCF sur l’urgence de la situation par des courriers réguliers et des rendez-vous. Nous avons même installé un comité de pilotage avec elle pour l’aider à trouver des solutions. Je le réunis le 4 juillet prochain pour mobiliser les acteurs concernés par la lutte contre les fumeurs.

En parallèle, avec l’arrivée de la nouvelle majorité à la région, nous avons enfin été entendus au STIF après avoir parlé des années dans le vide. Les élus de la majorité régionale ont annoncé un programme de modernisation du réseau et du matériel roulant de la ligne P très ambitieux. Plus de 2 milliards € vont être investis sur 15 ans rien que pour la ligne P et le RER E. Les infrastructures vont être améliorées, le nombre de train augmenté, l’information aux voyageurs optimisée.

Cela s’inscrit sur du très long terme avec des échéances en 2030 car…La ligne P a été ignorée et abandonnée pendant 20 ans

Les habitants du Pays de Meaux ont perdu 20 ans d’amélioration de leurs transports et en paient les frais au quotidien aujourd’hui : trains courts, wagons fumeurs, rames non chauffées, retards, insécurité, manque de trains directs, fermeture du guichet grandes lignes, accessibilité… La liste est longue !

Concernant le Passe Navigo, Valérie Pécresse a obtenu du Premier ministre que l’Etat participe à son financement.  

Une chose est sûre : nous continuerons de nous mobiliser pour une offre de trains régulière, qualitative et accessible à tous en Pays de Meaux.