Commune

Barcy

Mairie de Barcy

Mairie de Barcy, Place Sainte-Geneviève 77910 Barcy - Tel : 09.66.98.70.16 – Fax : 01.60.44.70.16 - Mail : mairie-barcy@orange.fr

http://www.barcy77.fr/
Horaires d’ouverture : Lundi et jeudi 15h00- 19h00, Mercredi 8h30 – 12h30, Vendredi 11h00- 13h00 .

Une tradition locale voudrait que Clovis ait donné ce village à sainte Geneviève, ce qui explique la permanence dans ce village d'un culte voué à cette sainte jusque dans les années 1950. La première véritable mention de Barcy remonte toutefois à 1005. Le village est l'une des « Filles du Chapitre » et se trouvait donc sous la juridiction directe des chanoines de la cathédrale de Meaux.

C'est l'évêque Berner qui donne au chapitre cathédrale de Meaux, la terre de Barcy en 1028, pour en augmenter les revenus. Barcy est marquée par les guerres de religions, le village subit notamment une occupation par les troupes d'Henri IV en janvier 1591. Le premier instituteur y est signalé en 1667, mais une véritable école n'y est construite qu'en 1834. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, une activité viticole est encore vivace dans le village, notamment sur les flancs de la butte d'Automne. Barcy se trouve sur la ligne de front de la bataille de la Marne le 6 septembre 1914, il est détruit partiellement par les combats. Le village faisait partie du canton de Lizy-sur-Ourcq jusqu'en 1929, c'est à cette date qu'elle est rattachée à celle de Meaux.

A la découverte de... Barcy

Le 4 octobre 1863 entre 20h00 et 21h00, les Barciennes et les Barciens eurent une drôle de surprise. En effet, c'est sur le territoire de la commune que se posa (ou plutôt s'écrasa) le Géant, immense ballon dirigeable d'un certain Félix Tournachon (1820-1910), plus connu sous le pseudonyme de Nadar. Ce Français touche-à-tout, tour à tour photographe, aéronaute, caricaturiste, écrivain et même agent secret, fut l'un des plus grands innovateurs du XIXe siècle dans le domaine de la photographie. Le 6e art en était alors à ses premiers balbutiements, puisque son invention officielle date de 1839. Les portraits que fit Nadar des plus grandes personnalités de l'époque le rendirent célèbre : George Sand, Charles Baudelaire, Eugène Delacroix, Hector Berlioz ou encore Victor Hugo furent parmi ses modèles. Il fut également le pionnier de la photographie à la lumière artificielle, dont il déposa le brevet et qu'il mit à profit à partir de 1861 pour immortaliser les catacombes et les égouts de Paris. Une autre des grandes aventures de la vie de Nadar fut l'aérostation. En 1858, il réalisa la première photographie aérienne au monde, depuis un ballon captif situé à 80 mètres d'altitude au dessus de Paris. En 1863, il fit construire un immense ballon qu'il nomma le Géant, haut de 40 mètres et contenant plus de 6000 m3 de gaz. Selon certains, jusqu'à 45 personnes pouvaient prendre place dans sa confortable nacelle à deux étages, destinée au transport de voyageurs. C'est ainsi que, pour son premier vol, le Géant décolla du Champs de Mars à Paris le 4 octobre 1863 à 17h00, en présence de l'Empereur Napoléon III et de plusieurs milliers de spectateurs, et avec quinze personnes à son bord. Moins de quatre heures et cent kilomètres plus loin, le ballon s'écrasa à Barcy après plusieurs chocs subis dans les airs. La violence de l'atterrissage entraîna de sévères contusions chez les occupants du Géant. Pourtant, selon les récits de l'époque, ni le gâteau, ni la vaisselle, ni aucune des 37 bouteilles de vin emportés pour le voyage ne furent endommagés. Attirés par les bruits et les lumières, de nombreux paysans de Barcy accoururent alors pour aider les passagers du Géant. Ceux-ci furent hébergés pour la nuit dans le village, exception faite de Nadar qui repartit aussitôt en train pour Paris, probablement déçu de son échec. Après cette première expérience qui le vit atterrir à Barcy, Nadar réalisa néanmoins un nouvel essai quelques jours plus tard. Le 18 octobre 1863, le Géant repartit de Paris, et après une nuit de voyage, s'écrasa lourdement aux environs de Hanovre. Cette fois-ci, les passagers de Nadar furent grièvement blessés. Malgré d'autres tentatives par la suite, ce second vol fut synonyme d'échec commercial pour le Géant. Malgré ou grâce à ces expériences, un célèbre contemporain de Nadar s'inspira à cette époque du photographe pour écrire un roman, qu'il intitula Cinq semaines en ballon. Jules Verne donna également le nom de Michel Ardan (anagramme de Nadar) à l'un des héros de ses livres "De la Terre à la Lune" et "Autour de la Lune". Quant aux Barciennes et aux Barciens, la brève visite du Géant et de son propriétaire n'est pas près de disparaître de leur mémoire collective…